.☼
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ce jour là. Je ne sais pas ce qui nous a poussé a faire çà. Je n'en sais strictement rien et j'aime m'entendre dire que je ne veux pas savoir ; que je préfère laisser ici toute trace de raisonnement. Alors à votre tour !
Je ne suis pas ici pour çà. Je suis, enfin, j'étais là bas pour çà. Mais je ne pensais pas trouver ceci. Je ne suis guère raisonnable. Et j'aime çà. Qui n'aime pas ? De temps en temps, faire une folie, de temps en temps oublier qui l'on est et de temps en temps ne pas se prendre la tête.
La musique de ma vie, certains d'entre vous la connaisse. Certains l'ont vécut. Et certains l'ont subit. Il y a bien sur, tous les autres qui ne pouvaient faire autrement. Ils glissaient alors une oreille indiscrète dans nos conversations. Et bien content d'eux, ils pouvaient enfin répandre une toute nouvelle information.
Je dois vous avouer que je ne sais pas pourquoi j'écris ce soir, peut être parce que cela fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de parler de mes sentiments, de mon malheur ou de mon bonheur. Peut être aussi parce que je n'y pensais plus vraiment. Et que je pensais à bien d'autre chose, et très loin de là. Je ne me prends pas pour Carry Bradshaw ou n'importe quelle autre artiste, journaliste, chroniqueuse et tout ce que vous voulez. Je ne m'inspire que de mes pensées du moment, qui me traverse l'esprit à une certaine heure assez matinale, je dois l'avoué, 7h, dans la navette c'est tôt.
Et c'est ici que l'histoire commence. C'est ici que je vais poser le décor. Elle et lui, il fait encore nuit, ils n'ont pas besoin de communiquer pour se comprendre, ni de parler pour s'entendre. Les yeux parlent pour eux. Croyant avoir connu beaucoup de chose dans sa vie amoureuse, elle se rend compte à cet instant qu'elle n'est plus si sur d'elle. Elle le regarde et ne préfère pas penser à ça pour le moment. Elle préfère bien sur continué à le regarder et à l'embrasser.
L'heure des adieux sonne ses sept coups du matin. L'étreinte chaude de son corps contre le sien et son odeur ne fait qu'empirer les choses. Discrètement elle laisse échapper une larme, très vite contrôlée par « le fait qu'il fait froid et que le vent dans les yeux fait pleurer ». Elle s'en va, ne le laissant que pour une nuit. Assise, il la suit du regard tout en marchant lui de son coté et elle du sien. Ils ne sont plus ensemble mais quelque chose se passe dans le c½ur de cette jeune fille. Quelque chose d'inexplicable et qui ne lui était jamais arrivé auparavant. Mais alors vraiment jamais...
A cet instant, elle ne pleurait plus de tristesse mais de joie. De savoir qu'elle avait quelqu'un comme ça a ses cotés, nuit et jour, là pour elle, elle laissa alors échapper toute l'émotion qui l'envahit. C'était donc possible de rencontrer quelqu'un qui fait pleurer d'épanouissement et de bonheur. N'y comprenant plus rien, elle y pense, tout en douceur en regardant le soleil se levé sur la ville qui l'attends pour cette nouvelle semaine.
Elle pense à tout. Des tas d'idées se bousculent. Et écoutant toutes ses musiques en boucles, elle pense à eux, ses passé, à lui, son présent. Elle les a aimé, c'est sur mais pas de la même manière. Ni de la même intensité. Elle ne vit pas un conte de fée, elle vit juste sa vie, qu'elle partage en ce moment avec l'homme qu'elle dit être de sa vie. Elle fait des projets dans sa tête. Elle plane sur ce petit nuage qu'elle côtoie depuis quelques mois.
Elle est tombé le 10 mai, en se relevant elle s'est aperçue que ni ses mains, ni ses jambes, ni aucune partie de son corps n'avaient été touché. Elle ne savait plus ou elle était. Elle ne savait plus rien, sauf qu'en tombant quelque chose avait changé. Elle était entrain de se demander si ce lieu, ou elle était désormais, pouvait exister et si ce n'était pas le paradis. Car cette personne qui l'avait renversé n'y est pas allée doucement. Elle se pose des questions et puis décide de se relevée complètement. Effectivement en y regardant de plus prés, elle n'avait était touché qu'a un seul endroit, celui qui est le plus vulnérable et le plus sensible : le c½ur.
☼
Elle était alors tombée amoureuse le 10 mai.